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L'arbre d'or

La forêt des Landes de Gascogne est la plus grande d’Europe. Avec le pin, ici, on faisait tout : les cabanes, les bateaux, les caisses… et la résine : la « gemme ».

Sur les pas des anciens résiniers

Forêt de pins LantonIl reste encore quelques anciens, capables de faire couler la sève du pin. Comme Christian Barinoil, né à Cassy, un des villages de Lanton. A 11 ans, les résiniers lui prêtaient leur outil, une sorte de hache recourbée : le hapchot. « Drôle, lui disaient-ils, prends-toi le hapchot et fais-moi un galip » : c’est un long copeau plein de résine, qui servait à allumer le feu. On en vendait jusqu’à Bordeaux ! Christian a repris les outils pour nous montrer les différentes opérations du gemmage. D’abord enlever l’écorce, ensuite poser le crampon, une lame de zinc qui sert à guider la résine, et le pot. Puis il « pique » : il blesse l’arbre pour faire couler la résine. Les gemmeurs ravivaient l’entaille tous les 10 à 15 jours. Avec leurs femmes, ils ramassaient la résine dans les pots et la mettaient dans des tonneaux. Les muletiers et leurs attelages venaient les prendre en forêt pour les amener aux usines de distillation. Avec l’essence de térébenthine, « ma grand-mère se soignait les rhumatismes des articulations, raconte-t-il. Et les inhalations avec de l’essence de térébenthine vous dégagent le nez, la gorge et les bronches. Je l’ai fait, j’avais 10 ans, je m’en souviens encore… ». 

Un pin boit jusqu’à 70 l d’eau par jour

Pot sève de pinsChristian nous explique comment les pins sont arrivés ici. Au 19ème siècle, de la pointe de Grave à Bayonne, ce n’était presque que de la lande et des marécages. C’est l’abbé Desbey à La Teste, puis Brémontier qui ont fait planter notre immense forêt, la plus grande d’Europe. Car un pin boit jusqu’à 70 litres d’eau par jour ! Comment et de quoi les gens vivaient-ils ? D’agriculture, de pêche et de chasse essentiellement. Christian est chasseur, bien sûr ! Il raconte comment on attrapait les bécasses, avec des filets qu’on appelait bétey. Nous nous enfonçons en pleine forêt, dans « les pins du Renet ». 


Les traces de sanglier et de chevreuil

Sangliers et chevreuilA côté du pin maritime, il y a aussi le pin parasol et quelques pins sylvestre. Christian sort des pignes de son sac pour nous montrer la différence… On trouve aussi des chênes, châtaigniers, acacias et arbousiers, et au sol, la bruyère avec ses petites fleurs mauves, et la grande bruyère, qu’on appelle ici la brande, le genet et les piquants ajoncs, les ronces… pleines de mûres. Christian nous indique des traces de gibier : là le sanglier, ici le chevreuil. L’oreille à l’affût, il a entendu une palombe. Il roucoule… et l’oiseau vient au-dessus de nos têtes. Nous passons près d’anciennes fermes. La dernière, à Cantecrec, abrite un élevage de faisans, perdreaux et cailles, que nous observons de loin. Nous reviendrons à l’automne, pour les cèpes…

Conseil 

 Balade idéale en famille. En profiter pour visiter les cabanes de Gardarem, « nous garderons » en gascon : une collection de plus de 670 outils, qui s’animent grâce aux histoires de Christian qui en est le président.


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